Alexander CalderAlexander Calder est un artiste américain connu pour ses mobiles et ses sculptures suspendues qui s’animent en réponse à des forces extérieures. Né le 22 août 1898 à Lawton en Pennsylvanie dans une famille d’artiste : sa mère, Nanette Lederer Calder, est peintre ; son père, Alexander Stirling Calder, est sculpteur, ainsi que son grand-père Alexander Milne Calder.

Ferronnier de formation, Calder étudie l’ingénierie mécanique avant de s’intéresser à l’art dans les années 1920 et étudie à l’Art Students League à New York.

En 1926 Calder s’installe à Paris pour continuer sa formation et se familiarise avec l’avant-garde européenne à travers Marcel Duchamp, Jean Arp et Fernand Léger. La même année, Calder commence sa pièce la plus célèbre :  Cirque Calder, un cirque miniature mécanique créé pour être utilisé devant un public. Calder a d’ailleurs déclaré à propos de son intérêt pour le cirque « Je suis passionné de relations spatiales… Tout ce qui touche au grand espace m’a toujours intéressé ». Ses formes biomorphiques rappellent le surréalisme de Joan Miró avec ses lignes courbes et ses formes géométriques aux angles arrondis.

C’est en admirant les carrés colorés de Piet Mondrian en 1930, véritable révélation pour lui, qu’il les imagine flottant dans l’espace, faisant du mouvement le « matériau » principal de son travail. Il se lance dans l’abstraction géométrique et créé des sculptures en fil de fer mouvantes appelées « mobiles » par Marcel Duchamp. Elles rompent totalement avec les sculptures denses et imposantes de l’époque, ici c’est la légèreté qui prime. C’est le début de l’art cinétique, même si pour Alexander Calder le but n’est pas tant le mouvement mais la recherche de l’équilibre, la symétrie, un silence, une légerté, une subtilité…

A partir de 1933, le succès se fait ressentir pour Calder, notamment avec la toile « La Fontaine de Mercure » montrée à l’Exposition Universelle en 1937. En 1952, il reçoit le Grand Prix de la Biennale de Venise, en 1964 le Guggenheim honore son talent à travers une grande rétrospective, et son influence résonne encore puisqu’en 2016, la Tate Modern a mis en oeuvre une grande rétrospective sur le mythique sculpteur.